Landivisiau continue de dire non à la centrale

Le 14 novembre aura lieu une manifestation à 13h30 contre la future centrale à cycle combiné à gaz à Landivisiau, un projet de 450 millions d’euros. Si les manifestations réussissent bien à l’association « Landivisiau doit dire non à la centrale » (ils étaient 800 en octobre 2014 à manifester) leur répertoire d’actions est bien différent de celui des autres luttes.

Crédit Ouest France. Les manifestants sont rassemblés pour dire non au projet

 

Les travaux de la centrale sont prévus début 2016 pour une mise en service en 2017/2018. Les actions originales se multiplient. Derrière le collectif « Landivisiau doit dire non à la centrale » et l’Association Force 5, les manifestants organisent de nombreux projets pour s’insurger contre ce qu’ils désignent comme un « déni de démocratie ».

8000 euros récoltés

Une campagne de crowfunding a été mise en place mi-septembre dans le but de récolter de l’argent pour attaquer le projet en justice. Sur la page de la plateforme de financement participatif, les opposants résument l’historique de la lutte pour les novices, ainsi que leurs arguments contre la centrale. Le 24 octobre ils ont atteint la somme de 8000 euros. Devant le tribunal administratif de Rennes, ils souhaitent remettre en cause l’arrêté du préfet du Finistère datant de mai dernier. Celui-ci donne le feu vert au projet de la centrale à gaz. On pouvait ainsi les soutenir financièrement à hauteur de 10, 20 ou encore 100 euros et leur laisser des mots de soutiens.

Danser pour lutter

Un fest-noz, a également été organisé contre la centrale. Au détour d’une gavotte ou d’une ficelle, les adversaires de Direct Energie ont donc pu se révolter pacifiquement. En avril 2015, la commune de Commana avait par exemple accueilli les Arrièrés ou Chuchumuchu.

Historique

C’est en 2012 que Direct Energie remporte l’appel d’offre lancé en 2011 par l’Etat pour construire la centrale à Gaz de Landivisiau. Le conseil municipal de la ville a donné son accord pour ce projet la même année. Très vite les opposants se font entendre, notamment le collectif Gaspare, sorti de terre en 2013. Son but est de proposer une alternative à ce projet pour trouver une autre source d’énergie. Le permis de construire a été accordé en septembre 2014, et le même mois a débuté une enquête publique. 2900 observations ont été recueillies. En Janvier dernier, la commission d’enquête en charge a donné son accord pour l’exploitation de ce centre de production d’électricité et le préfet a appliqué son coup de tampon en mai, pour des travaux début 2016.

Pour aller plus loin.

Un répertoire d’action est selon Charles Tilly un modèle ou les acteurs vont s’entraider dans leurs stratégies pour combattre leur cause. Ils vont ainsi mettre en commun un ensemble d’actions. Le choix dans ces actions peut être vu comme un choix stratégique en vue de réussir un mouvement social.

http://www.afsp.msh-paris.fr/archives/congreslyon2005/communications/tr1/freour.pdf

Hugo Blin

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